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Après les carences, les vertus du végétarianisme

On devient végétarien pour des raisons diverses : religieuses, médicales, éthiques, environnementales et on a tendance à l’oublier, pour des raisons économiques. L’offre proposée aux végétariens s’est par ailleurs largement développée, que ce soit au supermarché, au restaurant ou encore sur internet où l’on trouve de nombreuses recettes qui permettent à chacun de varier son alimentation.

Si pendant des décennies, les études sur le régime végétarien ont tendu à se concentrer sur les carences dont il était la cause, on note aujourd’hui que la tendance s’est inversée : de nombreuses études s’attachent désormais à montrer les bienfaits d’une alimentation végétarienne.

L’offre de recettes végétariennes sur internet est vaste, bien utile lorsque l’on est à cours d’idées

Carences, mais lesquelles ?

Pendant longtemps effectivement, on s’est concentré sur les carences entraînées par le végétarianisme. Certes, il est avéré que le manque de protéines animales peut entraîner des problèmes de santé, notamment des problèmes cérébraux, dus aux carences en vitamine D, B12, omega 3 etc. On entend même ici et là que la viande est la nourriture du cerveau », aliment clé de la santé cérébrale. Un manque de vitamine B12 peut provoquer de la fatigue, de l’irritabilité, des changements d’humeur, une perte de mémoire, de la pâleur, un manque d’équilibre, et dans certains cas, de la dépression.

Notez que la confusion entre les végans et les végétariens est commune. Les végétariens mangent des œufs et des laitages et ont ainsi leur apport en protéines et vitamine B12. De plus, les régimes végétariens sérieux offrent nombre d’aliments de substitution riches en protéines (ou vitamines) : pois, haricots, lentilles, graines (avoine, blé, riz brun). Et puis des suppléments existent.

Prenons maintenant l’exemple des nombreux athlètes ou joueurs de poker professionnels qui adoptent le végétarianisme. Sachant que la concentration et un mental solide sont essentiels dans les deux cas, on peut s’interroger : cela ne doit pas être si mauvais ? Et Carl Lewis ? Ce végétarien célèbre, dont on ne peut pas dire que les performances aient été impactées par son alimentation !

Bienfaits

On l’a dit, aujourd’hui les études ont évolué dans l’autre sens et prouvent qu’un régime végétarien bien mené non seulement, n’entraine pas de carences mais qu’il est de surcroit, bénéfique pour la santé.

C’est ce qu’a montré une étude publiée cet été dans le Journal de l’American College of Cardiology : le régime végétarien réduirait les risques de maladies cardio-vasculaires ou de maladies chroniques. Pour ce qui est des maladies cardio-vasculaires, il a été observé que les végétariens verraient une baisse de 32% du risque de souffrir d’une maladie cardio-vasculaire. On note également une baisse du cholestérol et une réduction du risque de cancer du côlon lorsque l’on se tient à distance de la viande.

Le Professeur Kim Williams, Président de American College of Cardiology, conseille même à ses patients en surpoids souffrant d’hypertension, de diabète de type 2 ou d’un taux cholestérol plus élevé qu’il ne faudrait, de devenir vegan, régime qu’il a lui-même adopté alors qu’il était inquiet de son niveau de cholestérol !

Une étude de l’Harvard Medical School (avril 2018) montre par ailleurs qu’un tiers des décès prématurés pourraient être évités en passant à un régime végétarien.

Attention cependant : les nutritionnistes de l’Université Harvard mettent en garde sur le fait qu’être végétarien ne signifie pas être en bonne santé ! Ce que l’on comprendra aisément avec un peu de bon sens : on peut se nourrir de produits végétariens transformés, surgelés ou non et affectionner un régime pizza, burger végétarien, soda, sucreries. On sera certes végétariens, mais en bien mauvaise santé. 

Un bon burger végétarien

Et le flexitariarisme ?

En août 2018, un reportage alarmant de Fox News titrait « Les végétariens pensent probablement qu’ils mangent sainement, mais ce n’est pas le cas ». On s’y perd, non ? En insistant sur les effets destructeurs de carences en vitamine B12, basé sur une recherche de l’université de East Carolina qui montre que 55% des enfants suivant un régime végétarien ont des carences en vitamines B12.

Une chose est sûre : si l’on n’est pas prêt à embrasser un changement d’alimentation pour devenir végétarien mais que l’on est soucieux de sa santé, en troisième voie s’offre à nous, à savoir le flexitarianisme ! Il s’agit du nouveau terme à la mode en référence à ceux qui donnent la priorité aux aliments végétaux en ne bannissant pas la viande ou les produits d’origine animale. Il s’agit simplement de réduire leur consommation.

Et n’oublions pas que le « nous sommes ce que nous mangeons » réfère également à notre état de santé psychologique, on parle d’ailleurs de « psychiatrie nutritionnelle », alors pour tous ces raisons passer au flexitarianisme est peut-être une bonne idée après tout !

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coque iphone 27/09/2018 17:38

très jolie